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Téléphonie : comment éviter la casse de l’emploi ?

PUBLIÉ LE 18/07/2012 07:42 – Gérald Camier – La Dépêche.fr


Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free ont été reçus hier à Bercy par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. A la clé, créer 12000 emplois en relocalisant les centre d’appels et en faisant payer la «hotline» au client.

Contraint de faire face à la crise sociale qui se profile dans l’automobile, le gouvernement et le ministère du Redressement productif en tête cherchent tous azimuts à relancer l’emploi en France. Hier, le ministre Arnaud Montebourg s’est penché sur le dossier télécoms. Il a reçu avec Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée de l’Économie numérique, les dirigeants des principaux opérateurs de téléphonie français – Orange, Bouygues Telecom, SFR, Free – afin de trouver ensemble «un modèle économique qui soit plus créateur d’emplois et d’investissements».

La relocalisation des centres d’appels, ces assistances téléphoniques des opérateurs qui sont gratuites depuis 2008, est une des pistes de cette réunion de travail, au même titre que les suppressions de postes. Délocalisés pour bon nombre au Maghreb pour des raisons de coûts, les centres d’appels emploient des milliers de personnes localement.

Par ailleurs, la clientèle française (57 %) serait davantage prompte à payer plus cher pour avoir un service client de qualité, selon un sondage d’American Express.

C’est en se basant sur ce principe que Manuel Jacquinet, chargé de mission auprès de Jean-Louis Borloo en 2004 pour développer la filière centres d’appels en France, préconise d’augmenter le tarif des centres d’appels en France. Cette mesure figure dans le rapport qu’il a transmis début juillet à Arnaud Montebourg. En bref, des «Numéros Illico» permettraient de créer un nouveau marché en France avec 12 000 créations de postes à la clé.

L’emploi est bien la clé du problème. À l’origine de la réunion d’hier, il y a l’annonce début juillet par SFR et Bouygues Télécom de plans de départs volontaires destinés à «sauvegarder leur compétitivité» face à Free et ses tarifs très compétitifs.

«Ces plans de départs volontaires inquiètent fort légitimement de très nombreux salariés, mais, si nous en sommes là aujourd’hui, c’est parce que le secteur des télécoms a été soumis à un empilement de taxes et à une réglementation fluctuante, pour ne pas dire erratique, au cours des dernières années», a estimé Mme Pellerin devant les députés. Les opérateurs, eux, se montrent prêts à œuvrer la main dans la main. «Nous sommes prêts à faire des efforts des deux côtés, si on nous donne les moyens économiques. Nous avons étudié la possibilité de trouver des solutions industrielles à moyen terme. Tous les sujets sont liés entre eux, le sujet de l’emploi est lié aux sujets économiques. Et la question des relocalisations est un sujet qui n’a pas de sens tout seul», selon Stéphane Roussel à la tête de SFR (Vivendi).

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