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This article was written on 12 Juin 2008, and is filled under Editos du magazine En-Contact.

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Fin de la récré…

L’une des dispositions de la loi Chatel*, applicable à compter du 1er juin 2008, imposera aux détenteurs de services clients et aux prestataires du e-commerce notamment de ne plus facturer les temps d’attente jusqu’à l’obtention par le client d’un téléconseiller.

D’autres dispositions de cette même loi devraient également protéger le consommateur : faciliter les demandes de remboursement, les rendre effectives, etc. Ces dispositions législatives changeront-elles la donne ?
Il est trop tôt pour le savoir mais la promulgation de cette loi est annonciatrice, il faut l’espérer, d’une nouvelle ère dans laquelle on ne pourra plus effectivement se moquer complètement du client : on était arrivé à un point de rupture, comme si, quarante ans après mai 68, la devise « Vivre sans temps mort et jouir sans entrave » qui avait fait florès au quartier latin s’était transformée petit à petit, pour certains, en « communiquer sans temps mort et encaisser sans entrave ».
Aujourd’hui, ceux qui gagnent malheureusement ou tiennent le haut du pavé sont rarement les puristes du produit ou ceux qui sont réellement attentionnés pour leurs clients, mais plutôt ceux capables de raconter tout et n’importe quoi… et surtout maîtres dans l’art de prendre votre numéro de carte bleue et votre RIB pour vous prélever sans discontinuer.

Longtemps les Fournisseurs d’Accès à Internet ont été les brebis galeuses montrées du doigt ; en réalité, tous les secteurs participent de cette gigantesque mascarade et, au sein des entreprises, tous les services : les recruteurs (Cf. page suivante) recrutent à grands coups d’annonces… mais ne répondent pas aux candidats, les banques vous promettent de la relation durable… mais s’occupent essentiellement de redresser leur haut de bilan avec des opérations risquées…
Les e-commerçants et les agences de voyage en ligne ? Ils rivalisent de promesses qu’ils ne pourront pas tenir. Dans cet écosystème, chacun d’entre nous peut être tenté, un jour ou l’autre, de franchir la ligne jaune et de faire comme son petit camarade (une habile façon de se dédouaner). Quelle différence entre un marketing astucieux… et un système quasi mafieux ?

Dans les pages suivantes (considérez qu’il s’agit du spécial minceur auquel tout périodique doit sacrifier avant l’été), En Contact a choisi un florilège de citations, de témoignages, d’informations, autant de clignotants qui semblent nous indiquer : fin de la récré !
Mais après la sonnerie… on rentre en cours, et ça peut aussi être intéressant : gageons que ceux qui, demain, abandonneront ces mauvaises habitudes, ceux qui en donneront au client pour son argent, ceux qui tiendront leurs promesses, en clair, ceux qui feront du commerce vertueux, vont gagner ; de plus, ils seront respectés.

Dans la catégorie produits ou individus qui tiennent leurs promesses, à chacun d’établir son palmarès. Pour ma part, je vais me réécouter un petit Steely Dan ou peut-être même Who’s Next des Who. Douze millions d’écoutes après la première, le vinyle à vingt-neuf francs – je revois l’étiquette orange sur le disque – tient encore toutes ses promesses… et j’ai transmis le virus,  suprême bonheur !

Manuel Jacquinet

www.en-contact.com

* Une étude des dispositions principales de la loi Chatel sera publiée
dans le numéro 45 d’En Contact.

One Comment

  1. abel94
    19 novembre 2008

    il était temps de mettre de l’ordre dans cette cacophonie; franchement, y en a qui s’en mettent plein les poches au nez et à la barbe de pauvres gens qui ne peuvent pas se défendre. mais bon, apparemment, c’est une histoire terminée et maintenant on paiera ce qu’on devra payer; ouf!!
    salut tout le monde et à bientôt

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