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This article was written on 12 Déc 2004, and is filled under Editos du magazine En-Contact.

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C’est la rentrée… soyez positif !

Les règles édictées par les gourous et autres conseils m’ont toujours fait sourire, encore plus lorsqu’elles sont écrites… sous format powerpoint. Je ne parlerai pas de celles édictées par les nouveaux maîtres à penser que sont devenus les coachs en tout genre, diplômés de PNL ou… “accrédités” par la Société Française de Coaching (société très sérieuse d’ailleurs). Il y a pourtant une règle, un principe auquel je crois désormais et que la vie professionnelle m’a permis de valider : il faut consacrer de l’énergie à voir les choses positivement.

Vous qui êtes télévendeur (et regardez avec circonspection vos nouveaux objectifs de vente), vous, managers, qui devrez d’ici quelques semaines remettre votre budget prévisionnel… (+20 % de rentabilité à moyens réduits pour 2005), vous, Corinne, Amida qui devrez bientôt dire, sur les directives de Bercy, “Corinne à Casablanca, bonjour”, ne
pestez pas, ne désespérez pas, lisez plutôt ce qui suit.

Manuel Jacquinet, Directeur de la Rédaction

La chance est contagieuse
Le monde se divise en deux clans : ceux qui croient que la chance est avec eux et les au­tres. Exemple : il est 8h40 et j’ai rendez-vous à 9 heures. Le bus arrive immédiatement et me dépose à une autre station, où j’attrape un autre bus, et je suis à l’heure. La chance a transformé une obligation en une expérience agréable.
Au moment de la rentrée, il est important de croire en la chance parce que c’est un phénomène contagieux. Refuser de croire en la chance, c’est se mettre dans une position de sidération, exactement comme dans la dépression. On est bloqué. Quand on dit “Tout va mal”, on est sûr de gagner à tous les coups. La personne qui affirme ne pas avoir de chance est dans une attitude confortable : elle ne se remet pas en question. En croyant à sa chance, on est dans une stratégie de maîtrise du monde pour aller de l’avant.
Lorsqu’un gosse redouble, il faut lui dire : “On s’en moque ; aujourd’hui, tu commences quelque chose de nouveau.” Ce qui est beau, c’est demain. La nostalgie est le luxe des pervers. La position idéale, c’est se projeter dans demain ; sinon, on est dans la névrose d’échec, comme ceux qui disent : “Voilà, je le savais !” Il faut penser que le monde peut être favorable.
Mais ce n’est surtout pas la philosophie de l’imbécile heureux. C’est comme le joueur de poker qui rêve de faire un full. Il fait croire qu’à la prochaine donne on aura le full, sinon on ne jouerait jamais. Il faut bluffer pour être heureux.

Source : Marcel Rufo, Pédopsychiatre – L’Express – 13/09/2004

L’optimisme :
clé de l’efficacité commerciale
Notre potentiel émotionnel aurait une incidence directe sur notre manière de travailler… Martin Seligman, psychologue américain de l’Université de Pennsylvanie a mené, à la fin des années quatre-vingt, une étude dans un métier “ingrat” : la vente de polices d’assurance par téléphone. Les courtiers, suivis par les chercheurs avaient été répartis en deux catégories : les optimistes et les pessimistes. L’enquête a montré que les optimistes vendaient 37 % de plus de contrats par téléphone que les seconds. Pour conforter son analyse, le psychologue a persuadé la compagnie d’assurance d’engager un groupe de candidats qui avaient de bons résultats au test d’optimisme mais qui avaient échoué aux tests de sélection. Au bout d’un an, le chiffre d’affaires de ces recrues était supérieur de 21 % à celui des pessimistes et de 57 % la deuxième année. Et si la clé de l’efficacité commerciale était l’optimisme ?

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