AMBUSH

Information

This article was written on 04 Jan 2011, and is filled under Articles rédigés.

Bruce Springsteen

« I want my America back ! »* PAR BRUCE SPRINGSTEEN

Ca fait bien trente ans maintenant que le Boss contribue à l’usure accélérée de mes platines disques, laser ou autres lecteurs de K7. Et même lorsqu’il plaide pour une nouvelle Amérique, Bruce est bon. (Et si j’étais méchant, j’ajouterais que les stars paillette qu’on a vues à Charlety il y a quelques mois devraient prendre les leçons; de sincérité et de lyrisme)

« I want my America back ! »*

PAR BRUCE SPRINGSTEEN – chanteur américain   * « Rendez-nous notre Amérique ! »

Hello Philadelphie ! Je suis heureux de participer ici aujourd’hui à ce rassemblement d’inscription sur les listes électorales et de soutien à Barack Obama, le prochain président des Etats-Unis.
Cela fait trente-cinq ans que j’écris sur l’Amérique, sur son peuple, et sur le sens de la promesse américaine. La promesse qui nous a été faite, exactement ici, dans cette ville, par nos Pères fondateurs, avec une injonction : faites de votre mieux pour donner une réalité effective à l’égalité, à la justice sociale et économique ; pour assurer une part équitable à tous nos citoyens ; pour que l’idée américaine, partout dans le monde, exerce une influence positive, et rende l’existence plus juste et plus sereine. C’est tout cela qui donne à nos vies espoir, forme et sens. Ce sont là les liens qui nous unissent et nous donnent foi dans notre contrat mutuel. J’ai passé la plus grande partie de ma vie de créateur à mesurer la distance entre cette promesse et la réalité américaine.

De nombreux Américains aujourd’hui perdent leur travail, leur maison, voient leurs fonds de pension disparaître, n’ont pas de sécurité sociale, ou ont été abandonnés dans les quartiers défavorisés. La distance entre cette promesse et cette réalité n’a jamais été aussi grande ni aussi douloureuse. Je crois que le sénateur Obama a pris la mesure de cette distance dans sa vie et dans son travail. Je crois qu’il comprend, dans son cœur, le coût de cette distance, dans le sang et la souffrance, dans la vie de tous les Américains. Je crois que comme Président, il travaillera à restaurer cette promesse pour tant de nos concitoyens qui ont à juste titre cessé d’y croire. Après le gouvernement désastreux des huit dernières années, il nous faut quelqu’un pour nous conduire dans un projet de reconstruction de l’Amérique. Dans mon travail, je voyage partout dans le monde et à l’occasion, je me produis dans de grands stades exactement comme le sénateur Obama. Partout où je vais, je constate, encore et toujours, que l’Amérique reste dépositaire des espoirs, des possibilités et des désirs des peuples, et que, en dépit de l’érosion terrible que vaut à notre réputation et à notre importance dans le monde ce qu’a fait le gouvernement sortant, nous restons, pour beaucoup, la maison des rêves. Mille Bush et mille Cheney ne pourront jamais détruire cette maison.
Cependant ils vont quitter leur charge, nous laissant les tragédies nationales de Katrina, de l’Irak, et d’une crise financière en héritage. Ils ont maltraité notre maison sacrée, ils l’ont pillée et ils nous la laissent dans un état de délabrement terrible. Elle a besoin qu’on prenne soin d’elle, elle a besoin qu’on la sauve, elle a besoin qu’on la défende contre ceux qui la vendraient à n’importe qui pour un peu de pouvoir et quelques dollars. Elle a besoin de bras forts, de cœurs purs et d’esprits décidés. Elle a besoin de quelqu’un comme le sénateur Obama, qui fait preuve de compréhension, de modération, de réflexion, de maturité, de compassion, de force et de foi pour nous aider à la reconstruire une fois de plus. Mais plus important, elle a besoin de nous. De vous et de moi. Pour construire cette maison avec la générosité qui demeure au plus profond de l’esprit américain. Une vraie maison qui soit assez grande pour contenir les espoirs et les rêves de tous nos concitoyens. C’est là que réside notre avenir. Nous nous redresserons en tant que peuple par notre capacité à accomplir cette tâche, ou nous échouerons. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais je veux retrouver ce rêve, rendez-nous notre Amérique, rendez-nous notre pays. L’heure est venue de soutenir Obama et Biden, de nous retrousser les manches et d’aller ensemble vers une aube nouvelle.
Traduit de l’américain par Jean-Charles Burou.

Discours de Bruce Springsteen sur la scène du Rassemblement pour le changement à Philadelphie, le 4 octobre 2008.
www.brucespringsteen.net

Laisser un commentaire

*